Yorongar Ngarledji a organisé ce mercredi soir une conférence de presse en présence de quelques militants.
Cette conférence, dit-il est organisée en réaction aux actions « d’individus qui ont créé une coordination parallèle du parti’ et ont déposé une demande d’autorisation de fonctionnement au ministère de l’Administration territoriale, dans le but de se présenter aux élections législatives prévues dans les jours à venir.
« Un certain Ngadjadoum Daniel », rappelle Yorongar qui se dit coordinateur légitime du parti FAR, ayant créé sa propre coordination sous le nom du parti FAR, cherche à se présenter aux élections. Il a sollicité auprès du ministère les ressources du parti pour pouvoir participer aux législatives. Face à cette situation, le ministère a suspendu Yorongar de ses fonctions de coordinateur national du parti FAR.
Me Ramdane Souleymane a déclaré que l’arrêté portant modification de l’autorisation de fonctionnement du parti, régi par l’arrêté n° 032/Pr/2019 du 22 juillet 2019, et transférant la coordination nationale à Kemnoudji Ngadjadoum Daniel, est un texte « illégitime ». Selon lui, le ministre de l’Administration a publié cet arrêté de manière « abusive, et la justice ne reconnaît pas ce genre de texte déstabilisateur ».
Quelques journalistes ont pris la parole et posé des questions sur cet arrêté, ainsi que sur la position du parti face aux élections à venir. Ils ont également souligné que, malgré l’approche de la date limite pour le dépôt des candidatures, le coordinateur Yorongar Ngarledji est resté silencieux.
Badaï Gain Gaya a rappelé aux journalistes que leur parti, le FAR, est indépendant et qu’il n’est pas trop tard pour déposer des candidatures. Cependant, leur principale préoccupation est dirigée contre ceux qui cherchent à « faire disparaître la Fédération Action pour la République (FAR) ».
Ndilnodji Stéphane