Le parti Les Transformateurs a lancé ce 4 octobre, au palais des arts et de la culture, sa convention. Elle est placée sous le thème : ‘’Tirer les leçons de la lutte passée et mobiliser les nouveaux moyens de lutte pour un Tchad de justice et d’égalité’’.
Debout, les participants à cette convention, venus des 23 provinces du pays et de la diaspora, prient et entonnent l’hymne national pour débuter la cérémonie.
Béléry Atomini, président du comité d’organisation, prend alors la parole pour saluer l’engagement de ses camarades, avant d’indiquer que ‘’nous sortons d’une élection à problème’’ et que les élections législatives et locales à venir sont également ‘’à problème’’. Béléry fait allusion à la revendication de la victoire de son parti à la présidentielle du 6 mai dernier et des propositions de réforme faites par Les Transformateurs avant l’organisation des élections couplées prévues le 29 décembre prochain.
Tog-Yeum Nagorngar, secrétaire général du parti, rappelle le chemin difficile parcouru par Les Transformateurs depuis sa création en 2018. Il cite le ‘’refus’’ de reconnaitre son existence légale dès avril 2018 ; les différentes répressions dont le ‘’summum’’ a été atteint lors des manifestations du 20 octobre 2022.
Le secrétaire général des Transformateurs appelle deux victimes à témoigner. Que ce soit Rodolphe, qui a été grièvement blessé, ou Mougabé, transféré à la prison de Koro Toro, tout deux racontent des scènes de violence inouïes.
Le récit de leur courage a été acclamé par l’assistance. De l’émotion, il est encore question lorsqu’un film-documentaire de 37 minutes sur la vie du parti a été projeté.
Pour détendre l’atmosphère, l’artiste-musicien et porte-parole des Transformateurs, Ray’s Kim, monte sur scène et aligne trois titres. L’objectif semble atteint.
C’est en grande pompe que le président du parti, Dr Masra Succès, est annoncé. Les participants se tiennent debout pour suivre son intervention de près de 20 minutes. Il rend hommage à ceux qui poursuivent la ‘’lutte’’ et ceux qui ont quitté ‘’le bus de la transformation » sous le coup de la »galère’’. ‘’La lutte que nous menons est une lutte de libération (…) Au sortir de cette convention, nous devons être les pédagogues de la République’’, lance-t-il, appelant ses camarades à se remobiliser.
Cette convention de deux jours se déroule alors que des va-et-vient des Forces de l’ordre s’observent aux alentours du palais des arts et de la culture.