L’implantation d’infrastructures efficaces de drainage des eaux pourra limiter les inondations dans la ville de N’Djamena et dans d’autres provinces. C’est ce que pense Ouang- Yang Laouna, doctorant en Dynamiques de l’environnement et risques.
Selon Ouang-Yang, la ville de N’Djamena est dans une cuvette. Les pluies sont parfois violentes, les récurrentes inondations dans cette ville sont souvent dévastatrices et ont un impact considérable sur les populations.
« Il existe une panoplie de facteurs favorisant les inondations dans la ville de N’Djamena. Parmi eux, on peut citer l’urbanisation non planifiée et non contrôlée de la ville avec son corollaire qui est l’occupation anarchique des sols surtout des zones à risques d’inondation. À cela, s’ajoute la mauvaise gestion des déchets ménagers qui obstruent les canaux de drainage et les infrastructures de drainage inadéquates« , énumère le doctorant en Dynamiques de l’environnement et risques.
Pour remédier aux problèmes d’inondation, Ouang-Yang Laouna propose au gouvernement d’investir dans les infrastructures de drainages efficaces, d’augmenter la profondeur des canaux de drainage, de curer les caniveaux avant les premières pluies, et d’améliorer la gestion des eaux pluviales. Il est important, selon le doctorant, de promouvoir la préservation des réservoirs naturels d’absorption de l’eau.
Comme stratégie urgente contre les inondations, il propose les stratégies suivantes :
- Limiter l’installation de la population dans les zones à risque d’inondation ;
- Disposer des moyens financiers et matériels aux communes en charge de la gestion urbaine et renforcer le personnel d’appui pour les curages des caniveaux avant les premières pluies ;
- Établir des plans communs d’alerte et de secours dans les communes les plus exposées ;
- Creuser les bassins de rétention et entretenir la bordure des fleuves Logone et Chari;
- Promouvoir la gestion efficace des déchets ménagers et municipaux et développer un plan d’urbanisation rationnelle.
« Les compétences techniques y sont, mais il faudrait qu’il y ait une volonté politique pour faire asseoir ces techniques. Nous pouvons faire de ces eaux une manne pour pallier aux problèmes d’insécurité alimentaire dans notre pays, il suffit d’avoir une bonne gestion intégrée de ces eaux« , conclut-il.